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Signature Projet Banque Mondiale sur le Dividende Démographique

Signature Projet Banque Mondiale sur le Dividende Démographique

LA BANQUE MONDIALE ACCORDE 24 MILLIARDS DE FCFA AU MALI

Après le Niger, le Mali est le deuxième pays à signer avec la Banque mondiale l’accord de financement du Projet régional pour l’autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel pour un montant de 40 millions de dollars soit environ 24 milliards de FCFA.

Le projet regroupe six pays du Sahel : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, le Niger et le Tchad et pour un montant total de 205 millions de dollars.

Le projet selon, Paul Noumba Um, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, le Niger et le Tchad,  comporte trois composantes :

- renforcer la demande en services de santé de la reproduction, essentiellement à travers des interventions pour accroître l’autonomisation des femmes et des filles ;

- appuyer l’amélioration de l’offre de services de santé de la reproduction, par un renforcement des mécanismes d’achat et de distribution des produits de santé de la reproduction et une amélioration de la qualité et de l’accessibilité du personnel qualifié en soins de sage-femme ;

- contribuer à développer les capacités nationales en matière d’analyse des données et des politiques liées au dividende démographique

L’objectif à long terme du projet, est « d’appuyer les efforts du Gouvernement pour atteindre un dividende démographique, c’est-à-dire une structure par âge de la population marquée par une plus forte proportion d’actifs, ce afin de générer des gains supplémentaires de croissance économique, comme plusieurs pays émergents ont pu le faire ». 

L’accord de financement a été signé par le ministre de l’économie et des finances Mamadou Igor Diarra, en présence du ministre de l’aménagement du territoire et de la population et de la ministre de la promotion de la femme et de la famille et du Représentant de l’UNFPA au Mali Makane Kane.

L’autonomisation des femmes et des filles consiste à aider la population féminine à poursuivre son éducation, à approfondir ses connaissances en matière de nutrition et de santé génésique, maternelle, néonatale et infantile, et à faire participer un plus grand nombre de jeunes femmes aux programmes de préparation à la vie quotidienne. L’ensemble de ces mesures peut faire baisser les taux de fécondité et freiner la pratique du mariage des enfants-des facteurs qui empêchent les femmes de prospérer et de participer pleinement à l’activité économique. En outre, ces interventions permettront de stimuler la demande et l’accès des femmes aux services de planning familial.    

En novembre 2013, le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-Moon et le Président de la Banque mondiale Jim Yong Kim se sont résolument engagés à appuyer une initiative sous régionale en faveur de la santé reproductive des femmes et de l’éducation des filles et à y consacrer ainsi au moins 200 millions de dollars. La Banque mondiale et les Nations Unies(à travers l’UNFPA) ont tenu cet engagement.