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VIOLENCES BASÉES SUR LE GENRE AU MALI

UNE QUARANTAINE DE PRESUMES AUTEURS EN DETENTION JUDICIAIRE EN 2019

Pour rappel, sur 68 dossiers transmis à la justice en 2019 par le One Stop Center de Bamako avec l’appui des avocats mis à disposition par l’Association des juristes maliennes, une quarantaine de présumés auteurs de violences sexuelles et de pédophilie ont été placés sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt en attente de leurs procès. Le code malien qualifie les cas de violences sexuelles et de pédophilie comme étant des affaires criminelles. 

Et au premier semestre 2020, le service juridique du One Stop Center qui est un centre de prise en charge holistique des survivants(es) des VBG a enregistré 71 dossiers de différents cas de VBG en passe d’être référés en justice.

Au Mali, la problématique des VBG reste toujours une réalité préoccupante. Pour preuve, le Système de Gestion d’Information liée aux violences basées sur le genre (GBVIMS) mis en place par UNFPA a, de janvier à avril 2020, enregistré 1199 cas de VBG dont 359 à Bamako seulement. Ces données démontrent une augmentation de 11% comparées à celles enregistrées à la même période l’année dernière. 36% de ces cas sont des cas de violences sexuelles, 19% d'agression physique, 16% de déni de ressources, 21% violences psychologiques, 8% de mariages précoces. 97% de ces cas ont été signalés par des femmes, dont 48% par des filles de moins de 18 ans.

L'UNFPA travaille à éliminer toutes violences faites aux femmes et aux filles y compris les pratiques néfastes comme les mariages d'enfants et les mutilations génitales féminines, conformément à son Plan stratégique 2018-2021.